mercredi 7 juin 2017

Un mois de Macron : la messe est dite !


Un mois jour pour jour depuis la symbolique Pyramide et ses symboles Illuminati à foison. UN MOIS !

Laissez-lui le temps, nous disent-ils ! Mais pour quoi donc ? En un petit mois tout est sur l’échiquier, la messe est dite.

La mise en scène des tout débuts se poursuit jour après jour dans une assourdissante homélie médiatique de plumitifs en pamoison. Le faste monarchique, la grandeur de la République, les ors de Versailles, la récupération de l’histoire à des fins auto-promotionnels : tout y est, et connut sans doute sa quintessence dans la rencontre de la demeure de Louis XIV, avec le duo pour chats avec un Poutine pas dupe mais devant les micros fort courtois.

Le débutant en période d’essai fit ce qu’il sait le mieux faire : fanfaronner dans la cour des grands, sous les applaudissements des laquais. Comédie de la poignée de mains viriles, rodomontades bien pensantes a la Hollande (on ne se refait pas) envers le Lion russe, accolades comme un freluquet vassalisé par ce grand alcoolique de Junker chez qui il alla prendre sa feuille de route, baise-babouche à la teutonne dans le plus pur style « Rotschildren », récitation du missel des droits de l’homme par versets ici et là, tweet climat … A défaut de la grandeur, son reflet rose et bleu pour enfants sages. Et surtout : de la com à n’en plus finir 24h/24 directement envoyée par pigeons voyageurs aux chaines de désinformation continues.

Ailleurs que dans la cour des grands, la tambouille habituelle des précédents gouvernements, en pire. Recyclage de vieilles badernes encartées ici et là depuis le début des années 80, ouverture vers d’obscures personnalités civiles au CV WASP europhilo-atlantistes pour la totalité d’entre elles, quelques personnalités aux socles idéologiques sentant le souffre (Education Nationale ou Culture par exemple). Sans compter le FillonGate EM en la personne du bien aimé Richard Ferrand, breton anti chouan par essence et soutenu jusqu’à sa lapidation médiatique par l’Elu en Personne.

Les REM choisis pour faire office de figurants dans la caisse enregistreuse ? Un pataquès de coups de pieds de l’âne à bien des professionnels des sessions précédentes, non exempt de quelques évitables mesquineries (NKM …), de pseudo inconnus aux CV parfois louches (ca ratisse a tous les rateliers, entre anti mariages gays, pro communautarismes, lobbystes etc : quelle belle machine à téter du rance et à ripoliner que cette République-là), de prises de crabes et de coups bas. Bref : une salade composée UMPS-Modem avec les mêmes et sans les mêmes mais en pire et sans l’once d’une expérience politique (« on » nous dit que c’est mieux car moderne), assurée nous dit-on encore (mais que ON se taise !) d’une écrasante majorité. 

En marche vers la Décomposition Recomposée, ou Retour vers le Futur 4, la dernière coproduction Zemeckis Spielberg. Sur une musique de Benjamin Biolay.

Quant au « travail du gouvernement » : sujet prioritaire de chez prioritaire IL PARAIT, les ordonnances et la première salve pour casser le code du travail – pardon, libérer les énergies. Date est prise avec les syndicats pour une future opération de comm, comme systématiquement depuis 2007. Tout est rédigé, venez faire un tour, la cuvée Elysée 2017 vaut le détour. On fera comme toujours – semblant – mais encore plus et en y mettant mieux les formes, promis ! Un document a fuité comme toujours, on se demande bien qui et pourquoi vu les medias qui se sont rués dessus. Rien que de connu, le fameux « si tu avances quand je recule ». Encore là, rien de bien nouveau dans la méthode, de la tactique niveau CE2.

On a donc retrouve cinq ans après Sarkozy un nouvel as de l’autopromotion et de l’enfumage, capable comme son prédécesseur de déployer tel un coq ses plumes, d’ouvrir son petit gosier et de clairsemer un : « Si jamais il re-gaze on y va ! ». Violant ainsi (qui hormis Asselineau en a parlé) la Constitution – on a l’habitude depuis le disparu de Neuilly, actuellement catastrophé par la chute de la Maison Qatar.
Attali, ce cher Attali, nous l’a avec son aplomb habituel confié : les Présidents n’ont plus aucun pouvoir, « on » y a veillé bien avant. Le freluquet peut parader et sa piétaille s’égosiller, tout ce cirque pour la galerie n’est qu’un théâtre secondaire fait pour distraire le petit peuple peu avant les plages. Allez voter pour vos 577 petits tapeurs de bureau avachis, bonnes gens, on s’occupe du reste.


Lui laisser le temps, disiez-vous ? Cinq ans mes agneaux, vous verrez, ça passera vite, à coups d’ordonnances, de coupes sérieuses dans votre pouvoir d’achat, de manifestations monstres, d’attentats distrayant les plumitifs de BFM et servant de prétexte à de nouvelles dispositions liberticides. Tandis que gentiment la puce rentrera sous la peau de vos doigts, que les chemtrails et les ondes se propageront dans votre air, que l’aluminium s’épaissira dans l’eau et dans les jolis produits en vente chez Carrefour, tandis que l’Education Nationale transformera nos charmantes petites têtes blondes en « chair à marchés » Uber 2.0 et que les industries chimiques et pharmaceutiques inventeront de nouvelles drogues, vous aurez droit chaque année à vos Pixar, vos Marvel, votre Alien, votre Star Wars, et votre Lady Gaga.


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