mardi 12 décembre 2017

Alerte !! 2018 Début du Nouvel Ordre Mondial





Un homme. Musulman. Clairvoyant.

Chacun sa foi, sa religion, son prophete, sa vision des choses.
Quand j entends cet homme je ne vois que des convergences.


Unissons nos differences.

Sans nous laisser dilluer.

La politique : a quoi bon ?

lundi 11 décembre 2017

Hannah Arendt - La fin du travail et le malheur de l’homme moderne, Oliv...

Un incroyable guitariste

La marionnette Daesch

Gregory Mutombo - Un effondrement salutaire

Une Etoile qui brille ...




Je dois être une exception parmi d’autres : pas un mot ici ou là sur le sujet depuis la mort de Johnny H. Affaire de recueillement sans doute … J’aimais bien l’homme, respectais l’artiste tout en n’étant pas un fan. Mais l’homme, sa force, sa vie, ses fêlures, sa longévité, ce qu’il incarnait, ce qu’il donnait : respect ! 

Je respecte de toutes manières les artistes - et parmi eux les géants, les grands, ceux qui marquent et qui éclairent les petits êtres dans la nuit. Qui s’accrochent à leur lumière. Je fais clairement la distinction entre les Etoiles (Hallyday je le mets dans cette catégorie) et les idoles (ceux qui comme une Madonna ne pensent qu’à elles et au lieu de public parlent de fans). 
 
Les images de ce recueillement je les ai vues et trouvées belles, dignes, émouvantes. Il y a peu de moments ou un peuple (pas tout le monde, on a le droit de ne pas être concernes, d’être critique) se rassemble en masse et dans la sincérité. C’est devenu très rare donc tant mieux, Johnny a réussi ça, ce mouvement, ce mouvement incroyable. Ça m’évoque les disparitions de Lady Diana, Michael Jackson, ces figures que les gens simples associent à un membre de leur famille. 
 
Et puis cette communion dans la disparition fut une occasion, assez rare aussi, que d’entendre cette magnifique homélie. Mettons de cote nos croyances pour simplement écouter la parole, c’est à dire les mots. C’est une parole puissante et belle, pleine d’amour de son prochain. En ces drôles de temps de divisions et de querelles et des luttes et d égoïsmes c’est magnifique que de voir pareille foule écouter ces mots et sans doute les ressentir. Et ce quelle que soit la croyance ou l’absence de croyance de tout-un-chacun, Quand on parle avec force d’amour, ou quand on le chante avec son cœur on peut s’unir. C’est tout simple.




samedi 9 décembre 2017

La peau de chagrin Wauquiez




Reprenant à la hussarde l UMP à Chirac, le Sarkozy de 2004 (13 ans seulement) avait été élu avec plus de 85% des voix, sur fond d’adhésions en flèche et de montée d’un vrai mouvement populaire. Dans ses valises, une cohorte de jeunes loups aux dents bien affutées, loups et louves aussi, Dati, Lefebvre, Morano, Pécresse, Copé, tant d’autres …

Et ce cher Laurent Wauquiez…

Reconnaissons à Sarkozy version décennie précédente un certain charisme, une capacité à entrainer et, surtout, pour la période pré avènement en 2007 à l’Elysée, un authentique travail de fond ayant, à l’époque, marqué une rupture tant idéologique que programmatique avec l’ère Chirac, le tout mâtiné d’un rouleau compresseur auto promotionnel particulièrement efficace.

Il semble – il s’avère – que depuis ce titanesque travail rien à droite n’ait été fait, hormis des batailles d’ego et des guerres d’écuries, la quasi-totalité des vassaux de l’ex président l’ayant un a un quitté comme on abandonne une chaussette trouée, et lui-même ayant depuis belle lurette perdu sa baraka. La guerre de succession Fillon Copé fut un point d’orgue de cette absolue absence de cap sur fonds de magouilles, et la primaire de 2016 ou l’on vit le candidat porté par les sondages écrasé par un petit chose de la Sarthe cerné par de vieilles casseroles un must de suicide collectif.

La tentacule Macron (cette clarification du jeu ou droite et gauche se confondent en leur centre depuis des lustres se sont faites aspirer par le plus parvenu d’entre tous) a eu pour effet salutaire la quasi disparition d’un PS moribond, ou pendant 5 ans on vit à quel point la division et les chicaneries des egos répondaientt à la tromperie des électeurs dupés par cette ennemie de façade, la finance. Un congrès dans une cabine téléphonique, le parti d’Epinay en prend le chemin.
La droite renommée Les Républicains en prend le même chemin, avec à sa tête ce Wauquiez qui, cheveux teints en gris depuis plus de dix ans s’en va prendre le cheval du cortège le plus réactionnaire de celle-ci, un peu comme s’il n’avait conservé de l’héritage du RPR que Versailles et jeté a la rivière le POPULAIRE du slogan UMP. Car quoi : que reste-t-il sinon une peau de chagrin au parfum Sens Commun dans ce futur groupuscule à la renverse ? Et quelle comédie que de voir ces petites peaux, AGIR et autres, quitter le navire sur la pointe des pieds ? 

Recroquevillé sur des questions rabougries qui le déportent parfois à la droite du FN, le patron de la région Rhône Alpes, arriviste chevronné et politicien old school, n’a toujours pas compris que l’odyssée à laquelle il promet son véhicule lui fera se prendre le même mur que celui que se sont mangés ses camarades socialistes. Se ratatiner sur soi, son milieu, son passé, son identité d’avant-hier : beau projet !
La ligne du gugusse, ultra-liberal quand ça l’arrange, vieux jeu sur toutes les questions sociétales et intransigeant avec les pauvres et les démunis sauf à l’heure de la messe, a de quoi séduire Marie Chantal à Lyon et désespérer Marcel partout ailleurs. Ce plus grand diviseur commun a donc bien perdu son sens, le commun mais aussi le politique, pour à ce point égarer le manuel de survie de tout mouvement : élargir, dit ce dernier en avant-propos, telle est la règle de quiconque veut un jour entrainer 50% plus une voix. Or Wauquiez ne cesse de cracher et de nettoyer la petite moquette qu’il foule de ses pas, et laisser derrière lui appuis et alliés. On peut légitimement se demander où ce mec a appris son métier …A la CGT sans doute …

Ce sarkozyste niveau CP n a compris de son maitre que le bras de fer et ignore délibérément la phase dite de séduction ou il convient d’aller monter sur des tréteaux pour convaincre le quidam. Avec son look bon gendre et sa verve belliqueuse, il ne prêche que les convaincus – rien que le mot devrait le mettre sur la voie.

Il finira sans doute exsangue et se livrera après deux ou trois ans d’un combat poussif aux sirènes de la petite Marion, laquelle a au moins l’avantage d’être enfant de son siècle. Anachronique fils spirituel sans autre spiritualité que le dogme d’un missel guère mis à jour, le futur patron des Républicains aura de toutes manières avantages et retraites garantis pour sa famille et pour lui jusqu’à la fin de ses jours. C’est déjà ça et cela suffit amplement.  


mercredi 6 décembre 2017

Stratégie du Chaos : Blockbuster en préparation !




Le puzzle de Ryad d  il y a quelques mois avec nos amis saoudiens et le bon Donald venu livrer un record de contrats d’armements, tous penchés autour du globe avec l’air de comploteurs, se met gentiment en place peu à peu. Dans le combat à mort contre son frère coranique ennemi (Islam Petro-Dollar versus Islam Canal Pseudo Hysterique), nos gentils monarques à la coiffe Bonne Maman savent tirer avec leurs alliés les ficelles, le tout est de savoir patiemment créer de toute pièce le Victor-Emmanuel qui déclenchera le tocsin. Sachant que rien ne vaut, histoire d’avoir les opinions avec soi, la guerre par procuration via quelques petites opérations locales ou le vrai se fait passer pour le faux, ou un allié du Grand Satan (au hasard le Hezbollah libanais) peut servir de prétexte sous un motif inventé de toutes pièces. De même une bombe tombée sur le sol israélien (jusqu’à une bombe balancée par un mossadien grimé en hezbolleux) peut revêtir quelque intérêt à nos belligérants alliés de l’Empire. Et un tapis de matraquage médiatique sur fond de diabolisation de Téhéran et de sur-sanctification de la sécurité d’Israël … 

La dernière provocation du yankee à moumoute – déménager l’ambassade américaine a Jérusalem – s inscrit dans cette tactique (difficile de parler de stratégie tant les éructations et faits et gestes US font penser à une danse de Saint Guy aux allures diplomatiques et évoquent davantage la chasse aux Pokémon que le jeu de Go) de provocation permanente destinée à noircir du papier. Face à ces incessantes manœuvres adolescentes, on note dans le camp d’en face (Iran, Russie, Chine) une forme de lassitude, un à un les faits sont relevés puis dénoncés mais jusque-là ne donnent point lieu à des surenchères, simplement des déclarations plutôt cash et mesurées. C’est que ce second bloc mesure le danger de l’embrasement de la région, et quoi qu’on pense de la politique iranienne ce n’est pas eux qui ont encerclé le territoire US et encore moins l’Arabie Saoudite ou Israël de stations d’épuration de l’OTAN.

La marionnette libanaise semble prête, merci monsieur le démissionnaire en CDD Hariri, authentique vassal saoudien de retour sur son sol après un petit passage de génuflexions chez Macron, à être utilisée en prime time. A la guerre par procuration si chère aux grands perdants de la Guerre du Vietnam s est rajoutée (et non substituée) une guerre sur pays indirectement concerné : autant attaquer (ou faire semblant de se défendre) un allié de l’ennemi qui fait peur plutôt que ce dernier, car assiéger ou bombarder Téhéran signifie prendre un risque énorme de voir Moscou s en mêler – ce qui au sortir de l’échec désastreux de l’Empire en Syrie ne saurait être toléré. Toute guerre se doit de s’inscrire avant tout dans les têtes, règle numéro un de tout conflit.

Au petit jeu de la guerre des images, l’opération séduction de MBS, cet équivalent golfeur du Jupiter élyséen, a, face à des plumitifs en pamoison prêts à vendre leurs droits de l’homme pour un plat de fèves, parfaitement fonctionné. Une ou deux mesures pro nénettes (les saoudiennes peuvent dorénavant conduire : youpi ! – elles peuvent toujours cela dit être lapidées pour adultère …) et une razzia sur quelques maffieux consanguins (pratique juste avant un conflit pour mettre la main sur leurs fortunes sans avoir à demander, et donc se constituer à peu de frais un véritable trésor de guerre !) et toutes nos rédactions, Libé, Le Monde, j’imagine Pascale Clark et Clémentine Autain, sortent la machine à encensoir. 

On passera sur quelques menus détails, les révélations d’une épouse de Saoud sur les dessous des grandes parties de jambes en l’air, viols sur mineures, assassinats et pipelines de cocaïne, coutume locale de nos monarques clients fidèles par harem interposé de l’Avenue Montaigne… Le Trudeau de Ryad n y a j imagine jamais o grand jamais posé une babouche – d ailleurs, en a t-il jamais entendu parler ? On passera également (point de détail de l’histoire de cette belle monarchie) sur la réalité actuelle de l’esclavage économique, les passeports confisqués, la maltraitance j’en passe et des meilleurs de ces flottes de pouilleux venus s’entasser dans des bidonvilles pour mieux faire surgir des tours phalliques du désert des Tartares.

Dans cet immense jeu de dupes ou les uns se penchent avec gourmandise sur un globe au cœur d’une réunion qui flaire bon l’occulte à visage découvert et les autres, traités dans toutes les officines occidentales de Grand Satan parviennent vaille que vaille à suivre une ligne défensive en assurant leurs arrières de mille façons, on tachera de nous faire une nouvelle fois gober le conte de fées du Combat du Bien contre le Mal à grand renfort de propagande. 

La distribution des rôles entre Trump, incarnation parfaite de la stratégie du fou de Lao Tzeu et Machiavel, un pas en avant et deux en arrière, et Macron, seconde marionnette équilibrant en trompe l’œil la précédente en jouant la pondération, flaire bon la tactique des Deux Tours. Aussi prévisibles dans leur imprévisibilité, ces deux-là sont mis en avant comme une pièce de monnaie pouvant un jour tomber sur pile, le suivant sur face. Le jeu de dupes, par en dessous, actionne d’autres pions o combien plus malicieux, ces deux-là ne sont posés sur le castelet que pour retenir l’attention et cacher les à-côtés des services de renseignements.

Avancer donc un pion sur un théâtre annexe pour ensuite observer les mouvements de l’ennemi : avancera-t-il ses armées, lancera-t-il un missile test ? Le but peut être de créer l’illusion d’une attaque de l’assaillé sur l’assaillant, et donc de récupérer devant notre assemblée de l’Onu une nouvelle fiole, une nouvelle photo truquée (ou mal attribuée à dessein – Nikki saura faire !) d’enfants gazés, une nouvelle couveuse : bref, un motif imparable qui comme dans un soap opéra marque l’opinion aux tripes dès le réveil. 

Des millions sont à palper dans le conflit à venir, autant soigner le prologue et se dire que près de 15 ans après le déclenchement de la destruction de l’Irak, tout est prêt, sur fond de reprise des exactions de Daesch sur le sol européen, pour lancer une superproduction pleine de bruits, de bons sentiments et de fureur. 

Avec comme de bien entendu tous nos médias embarqués dans une épopée va-t-en guerre aussi subtile qu’un blockbuster de Michael Bay.